Croire, aimer, agir https://croireaimeragir.ca une foi vivante, réfléchie et active Thu, 20 Aug 2026 07:17:42 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Libre et responsable, Jésus sauveur! https://croireaimeragir.ca/libre-et-responsable-jesus-sauveur/ Tue, 23 Dec 2025 22:37:15 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=496 Quand je lis la passion du Christ, c’est-à-dire l’épisode où Jésus souffre, à partir du jardin de Gethsémani jusqu’à la...

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Quand je lis la passion du Christ, c’est-à-dire l’épisode où Jésus souffre, à partir du jardin de Gethsémani jusqu’à la résurrection, je n’imagine pas un plaignard. Je vois un homme qui se tient debout et qui affronte l’injustice et l’adversité de face.

Je ne connais que 2 moments où Jésus se plaint. Les 2 fois, il ne se plaint pas aux humains, mais à son Père. Jésus se plaint en prière, la première fois dans le jardin de Gethsémani, il prie : « Abba, Père, tout t’est possible. Éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Marc 14.36) Ce n’est pas la pire des complaintes, il demeure très responsable à l’égard de la volonté de son Père et en plus il est libre au point d’aller au-devant des problèmes quand il interpelle ses disciples: « L’heure est venue ; voici que le Fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous, allons-y ! » (Marc 14.41-42)

L’autre moment de plainte de Jésus est sur la croix, agonisant, il crie au Père une dernière prière: « Eloï, Eloï, lama sabachthani ? » – ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15.33) Jésus prie des prières de volonté, il est honnête, il exprime sa peur, mais il démontre son courage, il affronte la souffrance et l’injustice. Il est décidé à accomplir la volonté de son Père. Il agit comme un homme libre et responsable.

« Judas prit donc la troupe de soldats romains ainsi que des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens, et il s’y rendit avec des lanternes, des torches et des armes.
Jésus, qui savait tout ce qui devait lui arriver, s’avança alors et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus de Nazareth. » Jésus leur dit : « C’est moi. » Judas, celui qui le trahissait, était avec eux.
Lorsque Jésus leur dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus de Nazareth. »
Jésus répondit : « Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-ci. » (Jean 18.1-8)

Dans le passage précédant, Jésus accueille Judas et la cohorte d’hommes en armes. Il ne fuit pas. Il ne se plaint pas. Il ne crie pas à l’injustice. Il n’accuse pas quelqu’un d’autre, ni ceux qui viennent l’arrêter. Il est responsable. Il assume sa décision, il assume son rôle: il est le sauveur, il accepte la volonté de son Père.

D’un point de vue théologique, Jésus est la victime expiatoire, mais humainement et relationnellement, Jésus n’est pas une victime. Il est un homme libre et responsable. Même quand les femmes de Jérusalem le pleurent sur le chemin de la croix, Jésus refuse de leur apitoiement (Luc 23.28). Quand son disciple coupe l’oreille de Malchus dans le jardin de Gethsémani, Jésus refuse la violence et la haine: « Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée mourront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26.52-53).

Jésus n’est pas un sauveur par accident. Le Père ne s’est pas dit: « tiens! comme il subit une injustice, on va utiliser ça comme moyen de salut pour l’humanité. La croix et la résurrection n’ont pas été un plan B. Nulle part dans les Évangiles nous ne trouvons un plan A selon lequel Jésus deviendrait le roi d’Israël selon les aspirations des Juifs, ni même selon certaines interprétations de l’Ancien Testament. Dès les versets 1.1 des 4 Évangiles, nous lisons que Jésus est le Sauveur en mission par le Père, malgré le rejet des puissants de sa société.

Dans les 4 Évangiles, nous voyons un homme debout, sauveur. Il tient tête, mieux, il affronte l’injustice, les mensonges, le désespoir et la mort, pour notre salut. Il n’est pas la victime de nos péchés. Nos péchés ne lui font pas peur. Nos péchés ne le fouettent pas, ni ne le flagellent, ils ne le crucifient pas. C’est Jésus qui se saisit de nos péchés. Il les attrape tous. Il les fait siens et il les emporte dans le séjour des morts. Malgré le poids de la condamnation de l’Histoire de l’humanité, nos péchés ne peuvent pas le retenir dans la mort. IL RESSUSCITE!

Jésus est librement mort pour tes péchés, pour les miens, pour ceux des autres aussi. Il en a pris la responsabilité et il les a terrassés. Certains croyants se sentent coupables des péchés qu’ils ont commis comme s’ils étaient des clous dans la chair de Jésus sur la croix. Or, non, personne n’a séquestré Jésus contre sa volonté. Il n’a pas subi la persécution et l’injustice, il a librement pris la responsabilité des péchés de l’humanité.

Jésus se démarque des puissants de ce monde. Lui, tout-puissant, il ne ment pas, il ne se défile pas, il ne blâme pas ses collaborateurs. Jamais il ne cherche l’adhésion des autres par la pitié: « pauvre moi, personne ne m’aime, je fais pitié! » Non! Il ne se plaint pas comme les puissants de notre monde qui sont riches et “tout-puissants”, mais qui parlent comme s’ils sont des victimes, comme s’ils sont empêchés de s’exprimer, comme si tout le monde est contre eux. Pourtant les puissants de ce monde voyagent, commercent, parlent comme ils veulent, ils commettent des crimes financiers, civils et parfois même criminels en toute impunité. Ces puissants ne seraient pas responsables ni libre. Pourtant, ils posent des actes qui ne répondent pas à la fatalité. Congédier des milliers d’employés pour faire plus de profit, ou déclarer la guerre pour acquérir plus de richesse, ce ne sont pas des obligations divines. Ce sont des actes délibérés et des personnes en ont la responsabilité, même si elles ne l’assument pas.

« Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu’un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur ; et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »
(Matthieu 20.25-28)

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Refuser de haïr https://croireaimeragir.ca/refuser-de-hair/ Sun, 30 Mar 2025 20:16:22 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=480 Est-ce que je suis obligé de haïr l’équipe de hockey qui bat mon équipe préférée? Est-ce que c’est mon devoir...

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Est-ce que je suis obligé de haïr l’équipe de hockey qui bat mon équipe préférée? Est-ce que c’est mon devoir de détester les ennemis du Canada? Est-ce que je dois me méfier de personnes étrangères, de celles qui souffrent dans leur pays et qui espèrent trouver la paix et la sécurité dans mon pays? Est-ce que je dois vouloir du mal à la femme qui a accouché dans un abri d’autobus et qui a abandonné le bébé?

Pourquoi pas?

Parce que Jésus-Christ, notre Seigneur, nous a demandé, oups! il nous a ordonné d’aimer notre prochain, même mieux, d’aimer nos ennemis.

De mon côté, je n’arrive pas à compter le nombre de mes ennemis. Sauf si j’en invente, si je les imagine. Peut-être que les athées sont les « ennemis » de ma foi. Mais, je ne connais pas d’athée personnellement, et aucun qui soit une menace pour ma vie ou pour ma pensée. Peut-être mon patron qui ne me donne aucune reconnaissance, peut-être un collègue de travail qui parle dans mon dos, ou celui qui ralentit ma productivité, ou celui qui entrave mes ambitions. Ma belle famille, non, jamais « ennemie ». Je ne suis pas obligé de me faire des ennemis pour avoir le privilège de les aimer par la suite.

Il reste que je suis bombardé d’informations de toutes sortes. Et toutes les sources d’informations me proposent des opinions et des sentiments pour ou contre des personnes. Et rarement elles ne m’inspirent un sentiment d’amour, de miséricorde ou de grâce. Parmi toutes les sources d’informations, il n’y a pas seulement les nouvelles, il n’y a pas seulement les réseaux sociaux, il y a aussi des prédicateurs et des prédicatrices qui citent la Bible, qui prêchent avec un ton menaçant et accusateur. À entendre et lire toutes ces sources d’informations, on dirait que je suis environné d’un nombre d’ennemis incalculable, des personnes détestables. À les écouter, je devrais vouloir du mal à une vedette de cinéma qui vit dans un autre pays et qui ne parle pas ma langue. Que dire d’un troisième lien ou d’un tramway, je devrais détester quelqu’un!

Qu’est-ce que je dois faire avec ces sentiments
de mépris, de dégoût, de haine même?

Jésus nous a prévenu, « à cause de la progression du mal, l’amour du plus grand nombre se refroidira » (Matt 24.12) C’est ce que je constate, l’amour du plus grand nombre se refroidit et ce monde m’entraîne dans ce refroidissement. Que dois-je faire? Refuser de haïr. Toutes les personnes ne sont pas à la porter de mon « amour ». Je ne peux pas toujours poser un geste d’amour envers les personnes dont j’entends du mal. Je ne peux pas aimer un terroriste ou un dictateur, sauf s’il est près de moi, autrement, ce n’est qu’un vœu inutile. En effet, Jésus en nous disant d’aimer nos ennemis, il précise « faites du bien à ceux qui vous haïssent ». Dans le cas des personnes hors de ma portée, il me reste à refuser de les haïr. Ainsi, je persévère à aimer jusqu’à la fin, et à participer au salut.

« À cause de la progression du mal,
l’amour du plus grand nombre se refroidira,
mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Matt 24.13

J’ai tant entendu des messages de peur et de menace : « Celui qui ne persévérera pas ne sera pas sauvé! » Ces messages m’inspiraient la peur, le repli sur moi-même et la méfiance envers les autres qui pourraient m’empêcher de persévérer. Des pensées et des sentiments que nous devons refuser, afin d’aimer.

Jésus nous a bel et bien enseigné à aimer nos prochains. Dans l’Évangile de Jésus-Christ, l’amour est au centre de son message. L’apôtre Jean, dans son épître perçoit le message de Jésus avec tellement de force qu’il nous déclare « Dieu est amour et celui qui aime est né de Dieu, et connaît Dieu ». Toutefois, dans les lectures de livres chrétien, je lis moins sur l’amour. Je trouve des livres sur l’épanouissement personnel, le succès et les bénédictions, sur la foi et la bonne doctrine. Alors, l’amour du prochain semble être relayé à un second plan, comme s’il n’est que l’effet de la foi. Comme si l’amour n’était pas le message même de Jésus-Christ. Est-ce que c’est automatique :« je crois en Jésus, alors j’aime »?

Et si la foi devenait le résultat de l’amour du prochain, « je suis aimé, donc je mets ma foi en Celui qui est Amour! » Et si l’église était le lieu où je vais me ressourcer dans le but spécifique d’être capable d’aimer et le lieu où j’apprendrai à aimer davantage?

« C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples:
si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
Jésus de Nazareth, Jean 13,35

Je ne sais pas pour vous, mais de placer l’amour de Dieu au centre de l’Évangile, ça change mes perceptions. L’église devient un lieu où je vais pour aimer mes frères et mes sœurs dans la foi. J’ai l’attente, envers l’église, envers la célébration et la prédication, qu’elle nourrisse ma capacité d’aimer les personnes qui sont moins aimables. J’espère sortir de l’église avec le désir de pardonner, même mieux, avec la disposition de Jésus, celle de l’amour qui le guidait quand il portait la croix, quand il était crucifié. Car le sens de l’expression « porter sa croix et le suivre» se trouve dans l’amour, c’est par amour que Jésus prend la croix.

Aimer son prochain et refuser de haïr qui que ce soit, c’est porter sa croix et le suivre. À l’approche de Paques, comme Jésus a refusé de haïr les soldats, les accusateurs, les religieux, les brigands, la foule, refusons de haïr. Même mieux, aimons-nous!

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Jésus est né… dans une famille pauvre https://croireaimeragir.ca/jesus-est-ne-dans-une-famille-pauvre/ Wed, 25 Dec 2024 20:39:38 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=474 Jésus est né! Dans une famille pauvre Aujourd’hui, nous célébrons Noël, la naissance de Jésus. Comment comprendre que Jésus naisse...

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Jésus est né! Dans une famille pauvre

Aujourd’hui, nous célébrons Noël, la naissance de Jésus. Comment comprendre que Jésus naisse dans une étable et qu’il est couché dans une mangeoire? La réponse la plus simple, pour ne pas se remettre en question, c’est de lire : « parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie ».  Affaire conclut, ce n’est la faute à personne, l’hôtellerie était plein. Mais pardon, Luc nous en dit une peu plus sur la situation financière de Joseph. Quand il présentera le bébé Jésus au Temple, Marie et lui offriront le sacrifice des pauvres prescrit par la loi (Lev 12.8) : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes » (Luc 2.24). Joseph et Marie étaient pauvres. Oui, Jésus est né dans une famille pauvre.

« Une étable est son logement 

Un peu de paille est sa couchette

Une étable est son logement 

Pour un Dieu quel abaissement ! »

En prenant connaissance de leur pauvreté, je relis un peu différemment « parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie ». En effet, peut-être qu’il n’y avait pas de place pour les pauvres, ou pour les femmes enceintes sur le point d’accoucher, ou pour les Galiléens. Chose certaine, il n’y avait pas de place, pas pour eux.

C’était tout de même un pays où l’hospitalité était pratiquée, beaucoup plus que le commerce hôtelier. D’ailleurs, Jésus, adulte, dit à ses disciples de se présenter dans un village et de s’informer s’il s’y trouve une personne digne de les recevoir, sinon de passer leur route (Matt 10.11). Aujourd’hui, personne ne s’attend à ce genre de demande au Québec. Peut-être que si j’avais des cousins, même éloignés, comme pour Joseph dont la famille était originaire de Bethléem, peut-être que je trouverais un cousin pour me recevoir. Mais encore, si j’arrive manifestement dans le besoin, je perdrais beaucoup de « points » et si j’ai une femme enceinte jusqu’aux oreilles, je ne trouverai aucun cousin lointain. Mais au Québec, ce n’est plus dans notre culture l’hospitalité de cette manière.

Alors, si c’était dans un milieu où l’hospitalité était encore une valeur importante, comment est-ce qu’on ne trouverait pas une place pour eux? C’est plate à dire, mais Joseph et Marie étaient « rejetables », méprisables. Les rejeter n’avait aucune conséquence. Donc, personne ne s’est fait leur prochain, personne n’a été leur « bon samaritain ».

Et là, l’enfant arrive, avec les cris, les douleurs, le stress. Luc ne nous décrit pas comment ça s’est passé. Ce n’est pas nécessaire. Jésus est né comme tout les bébés, sans miracle, mais sans problème grave, heureusement. Luc nous raconte toutefois que Marie, Joseph et Jésus n’étaient pas rejetés de tous, Dieu le père était avec eux et ils leur a envoyé d’autres personnes exclues et méprisées de la société, des bergers. Les bergers ne sont pas venus pour les évincer de l’étable et prendre leur place. Non. Ils ont été avertis miraculeusement et ils ont été les messagers de la bonne nouvelle à Joseph et Marie d’abord : ce bébé est le Sauveur, le Christ.

Noël nous annonce en condensé le message de Jésus : Aimer son prochain, se faire le prochain des autres, ne pas juger selon les apparences et Dieu est présent au milieu des personnes rejetées par la société. La preuve en est les conditions dans lesquelles est né le Christ, notre sauveur.

Joyeux Noël!

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Qui sont les héritiers d’Abraham? https://croireaimeragir.ca/qui-sont-les-heritiers-dabraham/ Fri, 15 Nov 2024 14:51:41 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=461 Les conditions de l’alliance d’Abraham La réponse facile, qui ne coûte rien, fausse, est Israël. En Genèse 12, Dieu appelle...

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Les conditions de l’alliance d’Abraham

La réponse facile, qui ne coûte rien, fausse, est Israël. En Genèse 12, Dieu appelle Abram à quitter sa famille et son pays pour lui donner un territoire et une descendance, toutes les nations de la terre seront bénies en lui. J’ai trouvé des commentaires en ligne disant que l’Alliance de Dieu est inconditionnelle, soit qu’il ne demande rien en retour. Je suis surpris. Je distingue que Dieu demande d’être le Dieu d’Abraham et de sa descendance, il lui demande de quitter sa patrie et sa famille pour un territoire qui lui est inconnu, et il lui demande de se circoncire, lui et tous les mâles de sa descendance. Abraham obtient dans cette alliance un Dieu, la promesse d’un territoire et une descendance aussi nombreuse que les étoiles et une réputation immense.

Descendants, croyants et circoncis ?

Qui sont les héritiers de l’Alliance d’Abraham ? Ses descendants, soit ceux et celles qui sont 1- nés de lui, 2- qui ont le Dieu d’Abraham pour Dieu et 3- qui sont circoncis. Sara contestera la légitimité d’Ismaël, elle refuse qu’il hérite avec son fils, Isaac. L’Éternel fait une concession à Sara, mais il dit tout de même à Abraham que « [Ismaël] est aussi ta descendance » (Genèse 21.13). La Bible ne nous racontera pas le parcours de la descendance d’Ismaël très longtemps, mais nous savons qu’il était circoncis, il avait reçu la promesse de former une grande nation. Mais, suivons ce que la Bible nous a davantage transmis, la lignée d’Isaac et même plutôt celle de Jacob/Israël. Les descendants de cette lignée quitteront le territoire promis pour se réfugier en Égypte. Jusque là, la descendance est naturelle et directe, l’enfant de l’enfant de l’enfant d’Abraham, avec un Dieu en l’Éternel et circoncis. Nous pouvons remarquer que la descendance d’Abraham issue d’Esaü n’a pas quitté le territoire et qu’elle a fondé le royaume d’Edom. Rappelons-nous qu’Hérode, roi de Judée à la naissance de Jésus, qui a fait rénover le Temple de Jérusalem, était Iduméen, soit descendant d’Édom. Aux yeux des Hébreux de son temps, il était illégitime, mais aux yeux de l’Alliance d’Abraham, la question pourrait être explorée.

Aujourd’hui, des descendants de sang, circoncis et croyants en le Dieu d’Abraham, il y en a beaucoup, et beaucoup vivant dans le pays de Canaan. Trois religions se réclament du Dieu d’Abraham, le débat n’est pas simple ici. Et il est possible que les Chrétiens ne soient pas circoncis, ce n’est pas une exigence religieuse, mais peut-être culturelle chez certains. Est-ce qu’un peuple peut dire qu’il est davantage descendant d’Abraham qu’un autre ? Est-il davantage « circoncis » ! Croyants ? Qu’en serait-il des athées ou des agnostiques chez les Israëliens ou chez les Palestiniens ?

Une multitude disparate sortit avec eux

Revenons aux considérations bibliques. Après 400 ans en Égypte, au moment de l’exode, qu’en était-il de l’Alliance d’Abraham ? L’auteur du livre de l’Exode nous dit qu’« une grande foule de gens de toutes sortes sortirent [d’Égypte] avec eux. » Juste avant, il nous avait donné le compte d’Israëlites qui étaient sortis d’Égypte, la foule de gens s’ajoutaient à eux. Alors, au peuple s’est ajouté des gens qui n’étaient pas de descendance d’Abraham. Ils ont intégré l’Alliance et le peuple. « Si un étranger en séjour chez toi veut célébrer la Pâque de l’Eternel, tout homme de sa maison devra être circoncis; alors il pourra s’approcher pour la célébrer et il sera comme l’Israélite. » Il n’est plus nécessaire d’être descendant par le sang d’Abraham pour être « comme un Israëlite », la circoncision et la pratique religieuse qui adore l’Éternel sont inclusives. Je ferai remarquer qu’à partir d’ici, la « descendance » par le sang se perd vraiment. Je suis vraiment tenté de dire que lignée généalogique est perdue, qu’elle n’est plus importante.

La lignée du sang est secondaire

Jean-Baptiste penche beaucoup de ce côté quand il dit aux Pharisiens et aux Sadducéens : « Produisez donc du fruit qui confirme votre changement d’attitude et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes: ‘Nous avons Abraham pour ancêtre!’ En effet, je vous déclare que de ces pierres Dieu peut faire naître des descendants à Abraham » (Matthieu 3.8-9). Jésus s’exprime de manière semblable : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous agiriez comme lui », il disqualifie, lui aussi, la descendance de sang au profil de la pratique, des gestes posés, comme Jean-Baptiste appelait à « produire du fruit ».

En tant que disciples de Jésus-Christ, nous devons reconnaître que ni les apparences extérieures de la pratique religieuse, ni la descendance par le sang ne font d’une personne l’héritière de la promesse d’Abraham. Cette filiation se réalise par les actions et le comportement de cette personne. L’apôtre Paul a poussé la réflexion encore plus loin. Il était bien concerné comme il avait le ministère d’annoncer l’Évangile aux nations non juives. Lisez bien avec moi, Paul répond à ma question du titre : « il est ainsi le père de tous les incirconcis qui croient, afin que la justice soit aussi portée à leur compte. Il est aussi le père des circoncis qui ne se contentent pas d’être circoncis mais qui marchent aussi sur les traces de la foi de notre ancêtre Abraham quand il était encore incirconcis. »

Le massacre et la colonisation de Gaza ne sont pas justes à la lumière de l’alliance d’Abraham biblique

À la lumière de ces textes, de ces enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament, je ne peux pas craindre la malédiction de Dieu si je refuse d’approuver et de soutenir un État qui massacre des innocents pour s’approprier leurs terres, au nom d’une alliance dont l’héritage est questionnable et même nier par le Nouveau Testament. Les manigances et les crimes d’un gouvernement et de son armée ne servent ni la gloire ni le règne de Dieu, ni la foi chrétienne.

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Quels moyens de transport pour Jésus – en 2024? https://croireaimeragir.ca/si-jesus-vivait-son-ministere-en-2024/ Wed, 13 Nov 2024 14:27:02 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=453 Si jésus vivait son ministère en 2024, quel serait son moyen de transport de tous les jours ? Imaginons le lui...

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Si jésus vivait son ministère en 2024, quel serait son moyen de transport de tous les jours ? Imaginons le lui dans nos conditions québécoises d’aujourd’hui, tel que les Évangiles le décrivent et pas comme s’il était à ma place ou à la place d’une personne qui est dans le ministère. On ne se demande pas quel moyen de transport est bon, saint ou meilleur, non. Juste, en lisant les Évangiles, de quelle manière on imaginerait les moyens de transport de Jésus ? D’abord, scrutons les Évangiles.

Déjà, en l’an 30, Jésus exerçait son ministère à pied (Marc 2.23). Est-ce qu’on peut sauter à la conclusion qu’il marcherait en 2024 ? Pas nécessairement. Toutefois, il n’était pas dans un char, ni à cheval, pas davantage à dos d’âne, sauf une fois exceptionnelle (Luc 19.35). Il est monté dans la barque de quelqu’un, pas la sienne, sur la mer de Galilée (Matt 9.1) et un rigolo nous ferait remarquer qu’il l’a aussi traversée à pied (Marc 6.48). Fatigué du voyage – à pied – parfois, il laissait ses disciples prendre les devants (Jean 4.6-8). En voyageant, les gens le voyait et le suivait (Jean 1.37-38), mais parfois, il voyageait incognito (Jean 7.10).

Maintenant, utilisons notre imagination, car elle est un don de Dieu, pour trouver de quels seraient les moyens de transport de Jésus. Jésus ne serait pas propriétaire d’une voiture, et s’il en avait besoin, il en emprunterait une – comme pour l’âne de son entrée en Jérusalem. Il ne se déplacerait pas dans un véhicule qui le cache, aux vitres teintées, ou surélevé (jacké), parce que les gens peuvent le voir et le reconnaître. Il serait à l’aise de prendre le transport en commun, comme la barque sur la mer ou d’aller avec un convoi de pélerins (Lc 2.44). Même que son moyen de transport permettrait à des gens de l’accompagner, malgré la faiblesse, la mauvaise santé et la pauvreté. Jésus se déplacerait avec un moyen de transport qui ne coûte pas cher et qui se va lentement. Même si des personnes le soutenait financièrement, il n’en a pas profité pour acquérir un véhicule performant.

Nous nous amusons en pensant à Jésus en 2024. Ce jeu nous donne une impression de la personne de Jésus. Un homme, même rabbi, qui se déplace par des moyens modestes, sans prestance. Un tel homme est moins impressionnant, il dégage moins d’autorité, il ne communique pas un sentiment de succès. Par conséquent, un tel homme est plus facile à rejeter, à dénigrer, à faire comme s’il n’existait pas, ou s’il le fallait, à éliminer.

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L’Église s’expérimente en une variété d’églises https://croireaimeragir.ca/leglise-sexperimente-en-une-variete-deglises/ Tue, 12 Nov 2024 17:08:26 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=447 Église, épouse de Christ J’accorde beaucoup d’importance à l’« Église ». Elle est le lieu d’une communauté de croyants en Jésus-Christ, mais...

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Église, épouse de Christ

J’accorde beaucoup d’importance à l’« Église ». Elle est le lieu d’une communauté de croyants en Jésus-Christ, mais pas seulement. L’Église est chérie par Jésus, il l’a chérie comme une épouse, au point que nous, les maris, nous sommes sommés d’aimer nos épouses comme Christ aime l’église. J’ai la conviction que l’Église n’est pas un accident de l’Histoire, elle est le résultat de l’œuvre unique et puissante de la croix et de la résurrection. Je montrerai qu’il y a une variété d’églises, mais chacune nous fait participer à l’Église, l’épouse de Christ. Elle est plus qu’un lieu où les croyants prient, plus qu’une communauté culturelle, plus qu’un style religieux. Parlons des églises locales.

Je reconnais, je ne suis pas confortable dans toutes les églises. Il y a différents styles de célébrations. Certaines églises commencent avec des chants, d’autres avec la prière. Quelque part, les annonces sont proches du début, ailleurs à la toute fin. Les émotions ne sont pas suscitées de la même façon partout, ça se vit dans les chants ou dans le ton des prédications, alors qu’ailleurs, la liturgie pourrait se faire presque sur l’automatisme. Dans certaines célébrations, le pasteur est présent dès l’accueil, dans les chants jusqu’à la fin, il est le leader partout. Dans d’autres, on ne sait pas même si le prédicateur est un invité ou le pasteur, on y voit plusieurs personnes engagées. Les églises mettent une variété de valeur de l’avant dans leur culte et leur organisation. Mais toutes, elles forment un tout, l’épouse de Christ. J’y reviendrai dans un autre article, car je crois que c’est une déclaration centrale du Nouveau Testament.

J’ai entendu et j’ai exprimé des déceptions sur le manque d’unité des églises chrétiennes. Est-ce que nous ne devrions pas toutes être animées du même message, avoir le même style ? Et même, est-ce que les paroles de nos chants ne devraient-ils pas être tous les mêmes, pour qu’on les reconnaisse où qu’on aille ? Bien loin d’être un défaut, la variété de nos églises est un trésor à défendre.

Plusieurs églises pour révéler un Dieu infini

La variété des églises permet de manifester les multiples facettes de notre Dieu infini. Notre Père ne peut pas être encapsulé dans un modèle unique, ni être révélé d’une seule manière. Déjà, il se révèle en trois personnes, le nombre 1 est trop simple, pour ne pas dire simplet. Je le reconnais, je me méfie des définitions et des descriptions réductrices de Dieu et de ce qu’il fait. Il n’a pas qu’une seule langue, ni une seule culture. Dieu est vivant, pas au sens biologique, mais disons au sens relationnel (il me venait le mot organique, mais c’est encore de la matière.) Les textes bibliques nous décrivent Dieu non pas par des phrases abstraites et théoriques, mais par des descriptions, des relations, des actions, dans la vie des humains.

Mais aussi, notre Dieu infini ne peut pas être révélé et compris que d’une seule manière. Ainsi, la variété de formes d’églises permet à une multitude de personnes différentes d’entrer en relation avec lui selon leur personnalité. Aucun système religieux ne peut combler toutes les cultures, les langues et les peuples. Nos églises le démontrent. Ce n’est pas qu’une question de langue ni de style musical. Encore moins une question d’obéissance à un modèle de célébration donné par Dieu lui-même. Car, nous le remarquerons, le Nouveau Testament ne nous offre pas un plan de culte, ni une structure organisationnelle unique. Le livre des Actes des apôtres nous provoque en nous exposant des querelles entre disciples qui en viennent à s’entendre sur des principes plutôt vague quant à l’organisation de l’église. (Ac 15.29 : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! On comprend que, pendant le culte – au minimum –, qu’il ne faut pas manger ce qui serait une occasion de chute (1Cor 8), ni s’adonner à des activités sexuelles hors mariage. Cette directive dépasse le culte, elle est pour la vie de tous les jours.)

Même dans l’Ancien Testament, un culte qui évolue

Dans l’Ancien Testament, nous avons l’impression que le service au tabernacle, puis au temple, était détaillé, dicté par Moïse. Pourtant, nous découvrons, à sa lecture et à celle du Nouveau Testament, que les croyants ont eu de la liberté, de la créativité, de l’expressivité originale. (Ex 31.1-5 : L’Éternel dit à Moïse: «Sache que j’ai choisi Betsaleel, fils d’Uri et petit-fils de Hur, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu, d’habileté, d’intelligence et de savoir-faire pour toutes sortes de travaux. Je l’ai rendu capable de faire des inventions, de travailler l’or, l’argent et le bronze, de graver les pierres à enchâsser, de travailler le bois et de réaliser toutes sortes de travaux. Remarquons l’expression, Je l’ai rendu capable de faire des inventions, qui illustre que les artisans du tabernacle ne faisait pas que monter un modèle de Lego, ni un meuble IKEA.) Des psaumes ont été composés au fil de l’histoire et ils ont été utilisés dans les différentes fêtes religieuses, au temple et ailleurs. Au fil du temps, des fêtes ont été ajoutées comme le Pourim au temps d’Esther. De plus, l’Éternel ne condamne pas le fait qu’il était célébré dans plusieurs lieux, dans plusieurs temple, à Béthel, à Silo, au Mont Garizim, à Jérusalem, etc. Dans l’Évangile de Jean (Jean 7.37-39), lors du dernier jour de la fête des tabernacles, Jésus annonce que ceux et celles qui croiront en lui, des fleuves d’eau vive couleront de leur cœur. Ce jour-là, les prêtres versaient beaucoup d’eau dans les marches du temple de Jérusalem, inspirés par la vision d’Ézéchiel (47.1), pourtant, je ne trouve nulle part ce rituel dans le livre de l’Exode ou du Lévitique (Jean 7 ou 9). Nous comprenons que déjà, avant Jésus-Christ, l’Éternel confiait son culte à la créativité des hommes et des femmes. En même temps qu’une liturgie se développait au temple, il y avait des mouvements de prophètes où des personnes vivaient davantage une expérience spontanée avec Dieu, en marge du culte officiel (1Sam 10.5-6).

Je ne suis pas confortable partout

Le culte rendu à Dieu n’a jamais été figé dans une forme unique. En effet, Dieu ne nous appelle pas à vivre une religion, mais une relation. Nos cultes expriment notre relation collective avec Lui.
Personnellement, je reconnais la présence du Seigneur Jésus dans chaque église. Mais, moi, je n’apprécie pas chacune d’elle. Je trouve des églises qui me permettent de découvrir le Seigneur, de le célébrer et de l’écouter. À l’opposé, des sœurs et des frères s’ennuient ou sont dérangés dans ces mêmes églises. Dans différentes saisons de ma vie, j’ai eu besoin de différents styles d’églises aussi. Souvent, j’ai aimé des célébrations vivantes, énergiques, dynamisantes. Parfois, j’ai eu besoin d’anonymat, de pouvoir entrer et sortir sans être trop sollicité. Plus souvent, j’étais heureux de rencontrer une communauté de gens, des personnes qui se rappellent de mon nom, qu’elles me demandent des nouvelles de ceci ou de cela dans ma vie. Dans la Bible, nous ne trouvons pas un modèle de célébration unique, ni un style déterminé, encore moins une liturgie minutée. Le Nouveau Testament nous fait découvrir des dons tels que la prophétie ou le parler en diverses langues, qui sont des expressions plutôt spontanées, imprévisibles (1Cor 12.28). Et il y a la personne qui préside, qui est un don d’animation, d’organisation, ou encore l’enseignant, un autre don qui apporte une structure à la pensée et à la connaissance (Ro 12.8), les églises sont à l’image des dons que leurs membres ont.

J’ai exprimé que des églises me plaisent plus que d’autres, comme s’il y a l’église et moi, comme si l’église était un lieu et moi une personne. Mais en fait, je suis dans l’église, je n’y suis pas un « bénéficiaire » ni un spectateur, encore moins un consommateur. Toi et moi, nous sommes l’église, ce qui fait que j’y participe, je la façonne, je l’influence, comme toi. Vraiment ? Selon le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus a donné son Esprit-Saint à tous les Chrétiens et Chrétiennes, à tous les enfants de Dieu, peu importe leur classe sociale. L’événement est décrit dans Actes 2. Tous les commentateurs du Nouveau Testament interprètent ce texte comme la naissance de l’Église. À partir de ce moment, tous les croyants sont rois et reines et prêtres, prêtresses pour notre Dieu (Ap 5,9-10). Donc, l’église – l’épouse de Jésus-Christ – n’est pas structurée de façon hiérarchique, avec des dominants et des dominés, des leaders et des suiveux, mais comme une communauté fraternelle où toutes et tous sont placés à égalité en présence de notre Seigneur. Les premiers étant les derniers et les derniers étant les premiers, tous égaux, sur la même ligne. (Si on interprète autrement, les leaders deviennent les derniers et les suiveux les premiers, j’aime mieux voir tous réunis sur une même égalité.) D’ailleurs, aucun membre de l’église ne peut dire à un autre « je n’ai pas besoin de toi » (1Cor 12.21), d’autant que nous avons tous reçus le même Esprit (1Cor 12.13).

L’église: pour un modèle collectif

Toutes et tous, nous n’avons pas les mêmes dons, ni les mêmes responsabilités. À quoi servent les leaders alors ? Il y a des dons d’apôtres, de pasteurs, de prophètes et d’évangélistes ? Ces hommes et ces femmes ont été donnée à l’église pour équiper les saints en vue du service du ministère et à l’édification du corps de Christ (Ep 4.11-12).

J’ouvre vers une compréhension plus large de l’église que ce qui peut être vécu dans nos églises évangéliques. Souvent, nos églises ont quelques membres qui font le ministère autour du culte et du bâtiment : prêcher, animer la louange, administrer l’argent et tous les autres qui travaillent en dehors et qui donnent de l’argent. À tous ces autres, il est proposé de lire leur bible, de prier et il leur est demandé d’annoncer la bonne nouvelle.

Or, l’apôtre Paul nous fait voir l’église comme un modèle collectif, un projet social uni dans lequel tous les membres du corps sont formés pour le service et pour la santé du corps. J’ose parler d’un projet social, d’une ambition collective, car les écrivains inspirés du Nouveau Testament ont choisi un mot grecque pour désigner l’église : ekklesia. Je développerai cette idée dans une prochaine publication.

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Interpréter la Bible, c’est faire des choix https://croireaimeragir.ca/interpreter-choix/ Wed, 06 Nov 2024 16:21:43 +0000 http://wpbilingual-staging.whc.ca/?p=1 Les auteurs bibliques ont été inspirés par l’Esprit-Saint, mais ils n’ont pas reçu la dictée d’un ange et ils n’ont pas écrit en état de transe ou en écriture automatique. L’inspiration est venue de leur relation personnelle avec le Seigneur.

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Lire au pied de la lettre!

J’ai bien tenté de lire la Bible de manière littérale, en la prenant au pied de la lettre, sans exercer ma volonté, sans faire de choix. Et oui, à un certain verset, je me suis demandé comment faire pour m’arracher un œil ou pour me couper une main. Même parmi les leaders chrétiens qui pronent de lire la Bible de manière littérale, aucun ne donne de tuto « comment arracher son œil selon la Bible ». Donc, ils font des choix.

Quand des personnes prétendent lire la Bible littéralement, ils font un choix. L’un de ces choix est celui de lire la Bible sous l’influence de la culture dans laquelle ils baignent, sans discernement. Notre culture nous influencera à imaginer, il y a 2000 ans, les enfants de Nazareth allant à l’école chaque jour et jouant les fins de semaine. Nous imaginerons Joseph, le père de Jésus, comme un entrepreneur de la construction, mais avec une charrette au lieu d’un pick-up. Aussi, nous visualiserons des cartes géographiques de la Palestine avec des frontières, des douanes, des policiers. Ces idées se forment de manière inconsciente, alors qu’on pense lire le texte littérale. C’est quand même un choix.

Humains et inspirés

Les auteurs bibliques ont été inspirés par l’Esprit-Saint, mais ils n’ont pas reçu la dictée d’un ange et ils n’ont pas écrit en état de transe ou en écriture automatique. L’inspiration est venue de leur relation personnelle avec le Seigneur. Ces personnes vivaient leur foi au meilleur de leur possibilité. Ils avaient leurs doutes, leurs défauts, leurs bons et leur mauvais moments. En écrivant, ils ont fait des choix, des choix de mots, d’images, de styles, de message, etc. Ils ont fait des choix en fonction des personnes à qui ils s’adressaient au moment où ils écrivaient. Quand on lit et qu’on interprète les textes, on cherche ce qui est humain et ce qui est inspiré. Car, la trace de l’inspiration du Saint-Esprit demeure visible et lisible. J’y reviendrai dans un autre article. Que ce soit par les auteurs de l’Ancien Testament ou ceux du Nouveau Testament, ces personnes étaient en relation avec le Seigneur et c’est le fruit de leur relation avec Dieu qui est écrit. Il reste qu’ils ont écrit dans un contexte et dans une culture historique particuliers.

Par exemple, les auteurs qui écrivent sur la création du monde ont choisi des mots et des styles qui étaient absolument compréhensibles pour leurs époques. En nos jours, si nous rédigions un récit de la création du monde, les mots et les styles seraient différents. Pourtant, la création divine du monde selon la Bible n’a pas été remise en question avant les années 1700. Le choix des mots a longtemps été apprécié, sans contestation. Il y a probablement eu des bagarres sur « qui » a créé le monde, pas sur la crédibilité scientifique. Est-ce que c’est Dieu qui a choisi le style et les mots ? Non, ce sont les auteurs, dans leur humanité, et avec leur créativité. J’en profite pour souligner qu’il y a plus d’un texte biblique qui nous parlent de la création. Il y a Genèse 1, il y a Genèse 2, mais aussi, Job 38+, Psaume 104, Ésaïe 42 et 45, etc. Autant de personnes en relation avec le Seigneur, inspirés, mais différents. La majorité des commentateurs bibliques modernes choisissent Genèse 1 comme texte de base pour comprendre la création, puis ils interprètent le reste des récits de la création à partir de lui. Certains d’entre nous, à partir de Genèse 1, entrent dans des batailles sur la création en sept jours de 24h. C’est un choix qui se vaut. Pour exercice, lisons Genèse 2, à partir des versets 4 ou 5 : « Lorsque l’Éternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. […] » Dès lors, nous découvrons un autre point de vue sur la nature et sur les humains. Dans Genèse 1, Dieu crée tout, comme un architecte ingénieux et il termine avec le summum de son œuvre, de son art, les humains , « il constata que c’était très bon ». Dieu est l’architecte, les humains les résidents de sa création. Dans le chapitre 2, la création dépend des humains, c’est parce que Dieu a créé l’homme qu’il crée la vie terrestre. La Terre créée est un désert, il n’y aura pas de plantes tant qu’il n’y a pas d’humain pour les cultiver. Dans l’ordre de Genèse 2, Dieu crée la terre et le ciel, une vapeur s’élève de la terre pour arroser le sol. Dieu façonne l’homme avec la poussière de la terre et lui insuffle un souffle de vie. Puis, Dieu planta un jardin. Puis, pour tenir compagnie à l’homme, Dieu créa les animaux et les oiseaux du ciel. Enfin, Dieu créa la femme.

D’une relation personnelle avec Dieu

Est-ce que ces textes se contredisent ? Est-ce qu’Il faut choisir un texte plus qu’un autre ? Non, il nous faut interpréter ces textes, comprendre ce qu’ils nous enseignent chacun à leur façon. Une chose est claire à l’égard de la création du monde : Dieu est à l’origine du monde, notre monde est le fruit de sa volonté. Mais les auteurs des textes de Genèse font un choix, car ils ont des messages différents, des messages qui ne concernent peut-être pas tellement la science de la création. Possiblement qu’ils s’intéressaient plutôt à la vie de foi, à la marche avec Dieu. Cette dernière phrase vous révèle de quel côté penche mon interprétation, car ma lecture cherchera davantage à nourrir ma relation personnelle et ma marche avec Dieu. Je ne scruterai pas tellement la mécanique de la création. Et qu’est-ce que les auteurs de Job et du Psaumes 104 font du récit de la création ? Ils ne donnent presque pas de place aux humains dans leur récit. Chez Job, l’humain est rendu minuscule à côté de la majestuosité du créateur (où étais-tu quand j’ai fondé la Terre?), alors que dans le psaume 104, l’homme n’est qu’un figurant au milieu des actions divine. Il n’a qu’un verset la trentaine : « Quant à l’homme, il sort pour se rendre à son activité et à son travail jusqu’au soir. » Dans leur relation personnelle avec le Seigneur, ces auteurs ont été inspiré différemment, car ils avaient des choses différentes à exprimer et des personnes différentes à qui ils s’exprimaient. Nous, nous devons donc interpréter, avec nos failles, nos influences culturelles et religieuses et faire des choix. Ainsi, il n’y a aucun mal à privilégier la création de Genèse 1, mais reconnaissons notre choix et ne condamnons pas ceux qui ont fait un autre choix.

Privilégier l’interprétation de Jésus

Est-ce que je peux vraiment suggérer qu’il y a une grande part d’humanité dans les textes bibliques ? Est-ce que je suis en train de dire qu’il y a des textes avec moins d’autorité et d’autres plus pertinents pour notre marche chrétienne ? Je l’assume et je dis oui. Inévitablement, des efforts nous sont demandés quand nous lisons la Bible. Nous devons connaître les Écritures, mais nous devons aussi reconnaître notre culture, nos propres motivations, notre propre humanité, autrement, nous sommes influencés à notre insu. Personnellement, je le reconnais, j’ai des préférences bibliques et je vous en expose un exemple. Le Seigneur Jésus nous amène à rencontrer Dieu le Père d’une manière qui se démarque du Dieu de nombreux auteurs de l’Ancien Testament. C’est que la relation personnelle de Jésus n’est pas la même que celles des autres auteurs bibliques. Jésus nous invite à considérer Dieu comme le Père, il nous parle de son pardon gratuit, de sa miséricorde, et il nous parle de sa propre mission, à lui, qui est de servir, sans dominer. À partir de ce message de Jésus, je vais interpréter le reste des écritures. Jésus a dit : « Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. » J’ai lu et entendu des interprétations chrétiennes qui minimisaient la force de cette déclaration, plaidant pour le droit de défendre ses intérêts et ses biens personnels. De mon côté, je choisis de donner priorité à la lumière qu’apporte la relation personnelle de Jésus avec le Père, par conséquent, je vois dans les textes vengeurs, qui invoquent la colère de Dieu pour détruire les méchants et les ennemis, comme l’empreinte humaine des auteurs bibliques. Les humains n’ont pas besoin de l’inspiration divine pour justifier leur vengeance et leur violence. L’apôtre Paul nous offre un tel exemple d’interprétation, influencée par le message de Jésus. En Romains 12.19 : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit: ­C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur » Paul interprète Deutéronome 32.35 à la lumière du message de Jésus, sa phrase ressemble beaucoup à l’exemple de la joue droite et gauche, d’autant qu’il en ajoute aux versets suivants, « si ton ennemi a soif, donne-lui à boire…» et « sois vainqueur du mal par le bien ». Paul fait des choix quand il lit Deut 32.35 et Proverbe 25.21-22, mais en même temps, il nous montre que l’Ancien Testament soutient le message de Jésus, qui n’était pas si nouveau. Il était révolutionnaire par sa radicalité, mais il n’était pas sorti de nulle part (lire également les Psaumes 37 et 73).

Classe de maître d’interprétation par Jésus

Je ne suis pas seul à voir l’empreinte humaine dans les Écritures. Jésus et les Pharisiens nous en font une leçon d’interprétation dans l’Évangile selon Matthieu 19.7 : «Pourquoi donc, lui dirent [les Pharisiens], Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce à la femme lorsqu’on la renvoie?» [Jésus] leur répondit: «C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de divorcer de vos femmes; au commencement, ce n’était pas le cas. » Les Pharisiens, tout comme Jésus, reconnaissent que c’est Moïse, inspiré, qui prescrit une règle sur le divorce. Aucun ne s’exprime en disant « la Bible » ou « Dieu », ils disent « Moïse a… » À l’égard du divorce, Jésus choisit de s’appuyer sur la création de l’homme et de la femme, il choisit le « commencement ». Pourtant, le texte en Genèse ne mentionne pas le divorce, c’est tout juste qu’on comprend qu’il est question de mariage. Jésus accorde plus de force au texte de Genèse 2, et beaucoup moins d’autorité à la règle de Moïse. Remarquez, le texte dans le Pentateuque (Deut 24.1) ne nous dit pas que Moïse a tenu compte de la dureté du cœur humain et qu’ainsi il a permis le divorce. C’est Jésus qui interprète. Jésus nous parle à partir de sa relation avec le Père, il est inspiré par le Saint-Esprit. Et Matthieu vit également une relation personnelle avec le Seigneur, il est aussi inspiré par le Saint-Esprit quand il choisit de nous rapporter cet échange. On se rappelle que les disciples n’ont pas apprécié l’interprétation de Jésus, «Si telle est la condition de l’homme vis-à-vis de la femme, il vaut mieux ne pas se marier.» Et Matthieu nous l’a tout de même transmis.

Je suggère que l’église soit un lieu pour apprendre à lire et à interpréter les Écritures, en s’appuyant sur nos relations personnelles avec le Seigneur et non en conformité à une culture. Au sein de l’église, nous devons lire et mettre en pratique les textes, avec leur radicalité d’amour, de pardon et de partage du savoir et du pouvoir. J’y reviendrai c’est certain.

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La colère ou l’amour, qu’est-ce qui est en premier? https://croireaimeragir.ca/colereouamour/ Sat, 14 Sep 2024 19:09:00 +0000 https://croireaimeragir.ca/?p=377 Qu’est-ce qui anime Dieu le Père en premier, la colère ou l’amour ? Je crois que la bonne réponse est l’amour. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné...» Pourquoi poser la question ? En moi, j’ai plus souvent qu’autrement eu des pensées de colère que d’amour,

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Qu’est-ce qui anime Dieu le Père en premier, la colère ou l’amour ? Je crois que la bonne réponse est l’amour. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné…1 » Pourquoi poser la question ? En moi, j’ai plus souvent qu’autrement eu des pensées de colère que d’amour, particulièrement en pensant à Dieu. Je pense en premier qu’il est en colère, en second, peut-être, qu’il m’aime. S’il m’arrive un problème, ou un malheur, qu’est-ce que j’ai mal fait ? De quoi est-ce que Dieu veut me punir ? Je vois un comportement immoral chez des gens et je m’indigne et je m’irrite contre eux, parce que ce doit être la réaction de Dieu lui-même. Avec ces pensées et ces sentiments, je me suis souvent demandé en moi-même : comment est-ce que je pourrai aimer mes prochains, comment les pardonner et comment imiter la grâce de Dieu envers elles et eux ? Mais aussi, est-ce que je suis obligé de mettre de l’énergie à haïr les méchants ?

J’ai constaté que la perspective chrétienne depuis des années et des années a été culpabilisante. Chez les Catholiques, bien avant le Réforme de Luther de 1517, la culpabilité et la colère de Dieu ont créé le Purgatoire, un lieu où les humains sont purgés de leurs péchés avant d’entrer au Paradis. La peur de la colère de Dieu animait le clergé et les croyants. Ces humains ont eu l’idée d’un système d’indulgences, il était possible de payer, d’acheter des indulgences, pour sortir du Purgatoire plus rapidement. Le système est logique et nous voyons ici que les humains ont toujours tendance à ériger des systèmes qui privilégient les puissants de ce monde et les riches. Je reviendrai souvent sur ce thème.

Luther avait eu une révélation en lisant les Écritures, c’est la foi d’une personne qui la rend juste aux yeux de Dieu, « cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus-Christ, elle est offerte à tous ceux qui croient.2 ». Luther montrait au monde que la colère de Dieu ne régissait pas son plan ni ses actes. Dieu lui-même a donné son fils afin que par Jésus nous soyons, en croyant, justes comme Jésus. La peur en la colère de Dieu n’a plus lieu d’être. Je confesse que je ne sais pas ce que Luther disait de l’amour de Dieu. Si vous avez des références ou des lectures recommandées, je suis intéressé. Je sais toutefois que les disciples de Luther, tout comme de Calvin, développeront une théologie de la prédestination, Dieu aurait choisi des gens pour croire et d’autres pour être méchants, autrement, comment expliquer qu’il y a toujours de la méchanceté et que Dieu a préparé un Enfer ? Cette théologie propose que Dieu a choisi d’aimer certains et pas d’autres. Pour eux, ce n’est donc pas l’amour qui anime Dieu en premier. Mais en plus, cette théologie, du point de vue terrestre, nous amène à regarder le comportement des gens pour deviner qui est choisi et qui ne l’est pas. Ceux et celles qui se comportent bien et qui réussissent dans leurs entreprises sont manifestement choisis alors que ceux et celles qui vivent la précarité, qui commettent des petits ou des grands crimes, ne le sont pas. Encore une fois, les humains ont pensé un système théologique qui favorise les puissants de ce monde et les riches.

Qu’est-ce qui arrive avec nous, les Évangéliques ? Pourquoi est-ce que nous avons encore la peur de la colère de Dieu si forte au milieu de nous ? Il faut se douter que c’est humain comme tendance, mais encore. Au cœur de notre message chrétien se trouve la conversion, la nouvelle naissance. Quand je suis attentif à nos prédications qui invitent à la conversion, je constate que nous introduisons l’amour de Dieu par la description du mal et des péchés qui sont dans les personnes et qui attisent la colère de Dieu. En résumé, tu ne crois pas en Jésus et la colère de Dieu est sur toi, tu crois en Jésus, tu es pardonné et la colère de Dieu est tombée sur Jésus à ta place. J’en déduis que la colère est notre fenêtre de compréhension. Peut-on comprendre, ou apprécier, l’amour de Dieu en Jésus-Christ sans passer par la colère de Dieu ?

« Mes pensées ne sont pas vos pensées, vos voies ne sont pas mes voies.3 » Si la tendance humaine est de percevoir notre relation avec Dieu par la fenêtre de la colère, je propose que la voie de Dieu est différente, que sa pensée n’est pas comme la nôtre, il pense à l’amour d’abord, ses voies sont orientées par l’amour. Je reconnais, je triche beaucoup, la lettre de Jean nous le déclare sans détour « Dieu est amour4 », « Dieu lui-même nous a aimé en premier5 » et « celui qui aime est né de Dieu et connais Dieu6. »

Pour moi, j’ai vécu comme une conversion l’effort de refuser la peur et la culpabilité pour apprécier l’amour. Car si Dieu aime en premier, comme un premier geste, je dois faire un virage à 180° sur moi-même, sur le monde et même sur l’église et la vie chrétienne. Je devine bien que plusieurs personnes pensent « si nous n’avons plus peur de la colère de Dieu, tout le monde va se mettre à commettre des crimes et des péchés ! » C’est intéressant, quand je combats les idées fausses sur la pauvreté, il est souvent sujet que si nous donnons de l’argent aux pauvres, ils vont la gaspiller en alcool et en drogues, et ils ne voudront pas aller travailler. Or, il a été démontré que lorsque la société donne plus d’argent aux pauvres, ils sortent de la pauvreté, parce qu’ils en ont les moyens7. Avec cet exemple humain, je crois que si nous augmentons l’appréciation de l’amour de Dieu et que nous dévaluons la peur de sa colère, les humains auront davantage de capacités pour aimer leurs prochains.

1Jean 3.16
2Romains 3.22
3Esaïe 55.8
41 Jean 4.8
51 Jean 4.11
61 Jean 4.7
7 Voir FAUX! On vit bien sur le BS. Pour anecdote, beaucoup de riches gaspillent leur argent en alcool et en drogue, et plusieurs ne travaillent pas, ils ne font que profiter de la spéculation de leurs placements à la bourse.

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