Quels moyens de transport pour Jésus – en 2024?

Si jésus vivait son ministère en 2024, quel serait son moyen de transport de tous les jours ? Imaginons le lui dans nos conditions québécoises d’aujourd’hui, tel que les Évangiles le décrivent et pas comme s’il était à ma place ou à la place d’une personne qui est dans le ministère. On ne se demande pas quel moyen de transport est bon, saint ou meilleur, non. Juste, en lisant les Évangiles, de quelle manière on imaginerait les moyens de transport de Jésus ? D’abord, scrutons les Évangiles.

Déjà, en l’an 30, Jésus exerçait son ministère à pied (Marc 2.23). Est-ce qu’on peut sauter à la conclusion qu’il marcherait en 2024 ? Pas nécessairement. Toutefois, il n’était pas dans un char, ni à cheval, pas davantage à dos d’âne, sauf une fois exceptionnelle (Luc 19.35). Il est monté dans la barque de quelqu’un, pas la sienne, sur la mer de Galilée (Matt 9.1) et un rigolo nous ferait remarquer qu’il l’a aussi traversée à pied (Marc 6.48). Fatigué du voyage – à pied – parfois, il laissait ses disciples prendre les devants (Jean 4.6-8). En voyageant, les gens le voyait et le suivait (Jean 1.37-38), mais parfois, il voyageait incognito (Jean 7.10).

Maintenant, utilisons notre imagination, car elle est un don de Dieu, pour trouver de quels seraient les moyens de transport de Jésus. Jésus ne serait pas propriétaire d’une voiture, et s’il en avait besoin, il en emprunterait une – comme pour l’âne de son entrée en Jérusalem. Il ne se déplacerait pas dans un véhicule qui le cache, aux vitres teintées, ou surélevé (jacké), parce que les gens peuvent le voir et le reconnaître. Il serait à l’aise de prendre le transport en commun, comme la barque sur la mer ou d’aller avec un convoi de pélerins (Lc 2.44). Même que son moyen de transport permettrait à des gens de l’accompagner, malgré la faiblesse, la mauvaise santé et la pauvreté. Jésus se déplacerait avec un moyen de transport qui ne coûte pas cher et qui se va lentement. Même si des personnes le soutenait financièrement, il n’en a pas profité pour acquérir un véhicule performant.

Nous nous amusons en pensant à Jésus en 2024. Ce jeu nous donne une impression de la personne de Jésus. Un homme, même rabbi, qui se déplace par des moyens modestes, sans prestance. Un tel homme est moins impressionnant, il dégage moins d’autorité, il ne communique pas un sentiment de succès. Par conséquent, un tel homme est plus facile à rejeter, à dénigrer, à faire comme s’il n’existait pas, ou s’il le fallait, à éliminer.